Chemin de Croix en Art Contemporain de Reyersviller

Le chemin de croix est facilement accessible. Il est situé rue de Bitche à quelques mètres des dernières maisons, en face de l'église Saint Bernard de Reyersviller

Quelques repères :


HISTORIQUE DE LA CROIX DU SCHIMBERG

 

Année 1951 : Steiner Jean-Pierre électricien et Robert Tarall instituteur ont l’idée de donner aux gens de Reyersviller en cadeau de Noël, un sapin illuminé.

L’Abbé Aloyse Bach, Curé de la Paroisse verrait bien une Croix en remerciement pour le peu de victimes à Reyersviller de la guerre de 39-45, et pour se souvenir, à l’emplacement du sapin.

Année 1953 : L’Abbé Joseph Nullans, nouveau Curé de la paroisse, entend l’histoire du sapin et du souhait de l’Abbé Bach.

 Année 1954 : Sur l’incitation de l’Abbé Joseph Nullans une Croix est fabriquée et érigée. La Croix fut solennellement portée en procession et bénie le 15 août. L’Abbé Bach est venu  de Metz pour la circonstance.

 Entre temps, l’association Sport et Loisirs, avait nettoyé les abords et fabriqué sentiers et escaliers afin de pouvoir se rendre au site de la Croix.

 Année 1998 :  l’Abbé Gérard Nirrengarten, Curé de Reyersviller a vu la Croix, il eut l’idée, sans rien savoir de son passé, de l’illuminer. « Pourquoi pas une étoile à Noël et la Croix illuminée, pour Pâques ? » Le Maire et les conseillers municipaux étant présents lors de ces réflexions, adhèrent de suite  à l’idée.

Pour l’entrée dans l’Année Sainte du Jubilé de l’an 2000, l’étoile de Bethléem scintille au bout de la Croix. Il faut dire que Joseph Mohr et Christophe Seiler ouvriers communaux, s’étaient donné beaucoup de peine. Avec le froid des journées de décembre, tirer le câble, fixer l’étoile à plus de 6 m de hauteur, n’était pas chose facile. 

 C’est ainsi qu’en juin 2000  « le jour de la fête de l’arbre », la Croix fut équarrie par un bûcheron à la tronçonneuse. La commune avait offert l’arbre et des bénévoles l’avaient acheminé dans la cour de l’église

 9 septembre 2000 : La nouvelle Croix a été érigée, et  d’un commun accord, tous les participants ont décrété (voir encadré ci-dessous)

 Novembre 2000 : Première réunion projet d’un chemin de Croix fixe en Art contemporain avec l'association CADRE

 13 septembre 2003 : Bénédiction du Chemin de Croix lors d’une messe solennelle présidée par Monseigneur Pierre RAFFIN, Evêque du Diocèse de Metz

 

 

TOUS LES 14 SEPTEMBRES A VENIR….

 A été décrété par notre Curé et la paroisse que : Chaque année le samedi le plus près du 14 septembre, jour de la fête de la Croix Glorieuse, le matin les abords de la Croix et le site seront nettoyés,  et à midi toutes les personnes  présentes et qui le veulent, mangeront ensemble la soupe commune en souvenir de cette fraternelle journée. 

 Et depuis ce jour cette tradition a été créée et maintenue.

 

Un chemin de Croix en Art Contemporain ?

Chaque année, le Vendredi Saint, une équipe de jeunes et de bénévoles dès le matin, montait un Chemin de Croix menant sur les hauteurs vers une Croix, car l’Abbé Gérard, responsable des jeunes, leur a proposé ce temps fort pour célébrer avec eux ce don suprême de Dieu pour l’humanité.

 Maintenant que la nouvelle Croix était plantée, le Site aménagé, il allait de soi pour notre Curé que le Chemin de Croix du Vendredi Saint, nous mènerait vers la Croix du Schimberg. « Il faudrait que nous trouvions un moyen d’exploiter spirituellement ce Site pour les jeunes et les adultes en lien avec les artistes ».

 

Reyersviller a déjà par l’Abbé NULLANS, beaucoup œuvré pour la jeunesse. Ce n’était pas pareil qu’aujourd’hui, la société a changé, les jeunes aussi. Les jeunes ruraux, n’avaient guère de loisirs dans l’après-guerre et les parents, pas riches avaient souffert de la guerre et s’appliquaient, comme ils le pouvaient de remettre leur foyer debout.

La situation a changé, les jeunes sont sollicités de partout, l’Eglise en prend compte et essaie au mieux de donner un sens spirituel à leur vie.

Pareil le cheminement artistique : L’Abbé NULLANS n’avait rien d’un artiste, mais il avait un grand respect pour eux et pour leurs œuvres. C’est bien pour cela qu’il a confié à de grands artistes les éléments importants de la nouvelle église à Léon et Irène ZACK, Alfred KERN, Adam TEYSSIER, ce qui confère à notre église un cachet indéniable etc.

L’Abbé Gérard est très sensible à l’art,  les paroissiens savent estimer cet apport.. Comme chaque année la paroisse  organise une grande fête à thème, nous avons pris l’habitude d’offrir aux regards des visiteurs une belle exposition artistique sur le thème de la fête.

 

v       C’est bien en prenant compte de ces facteurs là, que l’on comprend mieux l’accueil et les efforts consentis de part et d’autre pour ce grand projet d’un Chemin de Croix en Art Contemporain.

  

Chez des artistes  qui avaient pris part au Chemin de Croix, l’idée de faire un Chemin de Croix en Art Contemporain fixe, a germé. Se sachant toujours bien accueillis, (expos en salle ou église) ils en parlent à l’Abbé Gérard et au Conseil de Fabrique, puis au Maire Edouard SCHAMING et au Conseil Municipal (forêt communale et soutien logistique et financier). Finalement l’accord de principe est donné. Reste à faire un projet,  à le financer, à le concrétiser.

 


 

INTRODUCTION AU CHEMIN DE CROIX PAR LES ARTISTES

 

Zone de Texte:  Un chemin de Croix ou un chemin de Résurrection, commence à être "un chemin" c'est à dire un itinéraire choisi.

Ce choix ne va pas déterminer le but du chemin mais la manière de le marcher.

Nous avons choisi une démarche contemporaine.

Quand nous regardons les œuvres de nos grands devanciers peintres ou sculpteurs nous sommes interpellés par le fait que les lieux et les personnages qui entourent Jésus dans son chemin de croix ne sont pas  ceux de l'époque ancienne ! Les habits des personnages les situent invariablement à l'époque où a vécu l'artiste. Marie, qui assiste à l'agonie de Jésus, dans la crucifixion de Grünewald,   n'est pas vêtue comme une juive du premier siècle mais comme une alsacienne  de l'époque où le tableau a été peint. Les hommes et les femmes qui entourent le cadavre de Jésus dans la "Mise au tombeau" de Chaource sont des contemporains de l'artiste du 15ème siècle.

Ce parti pris de travailler avec les éléments plastiques de notre temps n'a pas été choisi" pour faire moderne" ou "pour choquer".

 Les évènements qui sont présentés dans ce chemin de croix ne sont pas enfermés stérilement dans une histoire ancienne qui ne nous concerne pas plus que l'histoire romaine du premier siècle.

 

Ce qui se passe ici, se passe maintenant, dans notre monde et dans nos cœurs. S'il en était autrement, ce travail serait un divertissement pour esthètes et nous aurions perdu notre énergie.

Il y a un mot que Jésus n'a jamais utilisé, c'est le mot :"Beau" Le Nouveau - Testament l'ignore. Le beau est ce qui plaît, c'est ce qui "me plaît" et cela finit toujours par le plaisir que j'éprouve.

Comment un chemin de Croix pourrait - il être un moment de plaisir? Peut-on effacer le Vendredi - Saint parce qu'il nous rappelle la mort?

 

La résurrection n'efface pas la mort." C'est par la mort qu'il a vaincu la mort" chantons-nous dans la nuit pascale et Pâques est précisément ce "Passage" par la mort vers la résurrection. La mort n'est pas ce qui est sinistre, c'est ce qui nous permet d'accéder à une autre vie, à la Vie. Elle se présente à chacun de nous, à toutes les étapes de note vie, comme une occasion d'aller vers un ailleurs de lumière. La lumière ne se confond pas avec un éclairage.

 

La lumière est présente à chaque station par le visage du Linceul de Turin gravé dans le verre. Toujours cette lumière se fait "Présence" par sa transparence. C'est cette Présence qui pour nous remplace la beauté. Elle ne vient pas de notre vouloir, elle n'atteint pas notre plaisir. Cette lumière est donnée et elle se fait" Révélation."

La présence d'un être aimé est toujours nouvelle, se "révèle" chaque jour d'une manière inattendue et chaleureuse.

 

L'amour, n'est pas le fruit du plaisir, mais le don brûlant qui efface toutes les frontières, toutes les limites qui nous traversent. Faire l'expérience de l'amour c'est faire une expérience inoubliable qui marque nos cœurs à jamais. Tous ceux qui ont rencontré Jésus ont été "brûlés" par cette rencontre. C'est pour marquer cette rencontre de feu que nous avons marqué d'une brûlure indélébile les hommes et les femmes qui ont fait cette expérience de vie. Chacun de nous connaît ces blessures d'amour qui ne cicatrisent jamais. Georges Braque définissait l'art en disant: "C'est une blessure qui devient lumière".

Ce chemin, est un chemin intérieur et non pas la figuration vraisemblable d'une histoire. La réalité n'est pas dans l'imitation  d'un visage, d'une attitude ou d'un objet. Ce qui est visible n'est que la face extérieure d'une réalité invisible qui habite chacun de nous. Nous n'avons pas la prétention d'avoir la possibilité de capter l'invisible par notre technique et notre volonté. Nous avons humblement essayé, non de le capter, mais de nous faire transparent à sa présence. Cette exigence, qui s'est imposée à nous, s'impose également à tous ceux qui viennent faire ce chemin avec nous. Ce qui est évident est toujours superficiel, et, la profondeur n'est jamais une évidence facile.

 

Bien des personnages n'ont pas ce qu'il est convenu d'appeler un visage. C'est un appel à tous ceux qui passent. Ils pourront prêter "leur "visage à ces hommes et ces femmes et vivre ainsi avec Jésus. Cheminer, c'est vivre avec; c'est être Simon de Cyrène, c'est être Marie, c'est être un larron. Nous pouvons quitter notre travail quotidien comme Simon pour prendre notre croix qui est aussi celle de Jésus. Nous sommes tous ce cœur qui forme la grotte où Jésus peut se faire homme, peut se faire "nous". Jésus accepte de soutenir "tous les larrons" qu'ils soient bons ou mauvais, qu'ils le reconnaissent ou se détournent de lui. Comme ces compagnons des derniers instants de Jésus, nous sommes marqués par son amour et si nous sommes encore "négatifs" c'est parce que pour nous, tout n'est pas encore accompli. Nous vivons dans notre "inaccompli" creusés par notre désir et notre exigence de devenir ce à quoi nous sommes appelés: la vie de Dieu en nous, Dieu s'est fait chair, Dieu s'est fait notre chair et il habite en nous. La rudesse des sculptures est là comme un témoignage  que ce chemin vers nous-mêmes n'est pas orné de pieuseries.

 

Celui qui est ressuscité était dans la tombe, mais il n'y était plus comme cadavre. Il est ressuscité ne veut pas dire que le cadavre a recommencé à vivre comme avant la mort, le corps de Jésus a changé de nature mais pas de forme puisque les apôtres et Marie Madeleine l'ont reconnu après quelques hésitations. Jésus avait le visage de tout le monde, d'un jardinier, d'un voyageur, de vous, de moi.

 

Ceux qui ont des yeux pour voir reconnaissent son visage dans un visage. Reconnaître veut bien dire connaître à nouveau, c'est voir à nouveau ce que le cœur tout brûlant en nous nous avait déjà fait connaître sur le chemin, sur ce chemin que nous venons de marcher.

 

 


COMMENTAIRES POUR MIEUX COMPRENDRE L’OEUVRE

 

Chacun est invité à regarder et à se laisser regarder, l’accueil d’une « œuvre » est multiple

A chaque œuvre vous voyez :

-          Du grès des Vosges : symbole de la terre d’ici, de la vie  des gens de ce pays

-          Du granit : Signe de la dureté, de la passion, de la violence  du péché

-          Du bois de Douglas : Bois difficile à sculpter, car c’est du résineux qui éclate souvent. Il faut frapper fort avec le maillet. La Passion nous touche, le péché des hommes est dans cette dureté

-          Parfois des croix : Elles sont en chêne, La force du message qui touche ceux qui s’en imprègnent.

-          Une plaque en verre avec le Visage du Christ : Serein, lumineux, il laisse transparaître Dieu.

-          Si la statue montre le Christ écrasé, il reste cependant l’homme debout, accompli. "Voici l’homme" dit Pilate, il reflète le Christ lumineux, il laisse transparaître Dieu. Il est ressuscité. En été, l’ombre des visages se reflètent sur les stations

-     Certains personnages sont brûlés : Ils approchent le Christ et sont brûlés par cette expérience, par l’

-          Celui qui s’approche du Christ est brûlé par l’Amour Divin

-          Lorsque la Station n’a pas de visage, c’est le visage de chacun

-          La sculpture brute, c’est la beauté qui est à l’intérieur dans les cœurs

 

Prologue par Gérard HOUVER :

Il a dit « laisser les morts enterrer les morts » ceux qui s’occupent des morts sont eux-mêmes des morts. Parler cette après-midi de mort d’il y a plus de deux mille ans, cela serait un signe que nous sommes des morts.

Il s’agit de vivre, de vivre maintenant non pas une histoire ancienne mais une expérience.

 

1ère station : Jésus devant Pilate

Pilate nous pose à nous comme il l’a fait à Jésus la question fondamentale :

-          Qu’est-ce que la Vérité ?

-          Il est brûlé, parce que ceux qui ont rencontré Jésus d’une manière ou d’une autre ne s’en sont pas sortis indemne.

-          La Vérité, c’est LUI, et LUI personne ne le possède.

-          La main du dictateur est cependant brûlée par le Christ qui a toujours le dernier mot, tous les Pilate  du monde ne sont pas victorieux

 

2ème station : Jésus reçoit la croix

La souffrance n’a pas de pourquoi !

Elle nous tombe dessus

Jésus n’accuse personne, il vit la souffrance.

Le Christ brûle autour de lui. Les mains fortes prennent à bras le corps et librement le chemin de la passion, il a le visage de tous ceux qui portent la croix.

 

3ème station : Jésus tombe pour la 1ère fois

La souffrance nous jette par terre

Jésus fait l’expérience de la déchéance

Il est défiguré

Comme un animal, il est à 4 pattes, tous les hommes esclaves qui rampent.

 

4ème station : Marie

Elle est seule, petite, presque lamentable

Elle ne fait pas un visage pleurnichard, c’est dans le cœur que les choses se passent chez elle

La main est creusée, avec tout le peuple des pauvres de Yahvé en attente du Messie ! On peut voir son visage dans celui du Christ

 

5ème station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter la Croix

Dieu a besoin des hommes pour porter la Croix

Sans nos mains les prisonniers restent enchaînés

Sans nos mains les malades restent isolés

Sans nos mains les pauvres restent pauvres

On ne sait plus qui porte qui, quand on se tourne vers Jésus. Les deux visages forment 1 cœur   il part du côté inverse, la peur devant la mort

 

 

6ème station : Véronique essuie le visage de Jésus

Quand on s’approche de lui il s’imprègne dans notre cœur

Il prend un visage inattendu

Nous ne savons pas plus que Véronique ce qui va se passer après cette rencontre

Les deux visages s’imbriquent un dans l’autre

 

7ème station Jésus tombe pour la 2ème fois

Le mal est un désespoir qui se répète

Jésus n’est pas un extra terrestre qui est venu nous raconter des histoires morales ou pieuses

 

8ème station : femmes de Jérusalem

Ce ne sont pas des jeunes, elles ont vécu

Elles savent le prix de la souffrance et de la vie

Elles ont le courage de s’avancer d’être là au mépris des grands de ce monde

Solidaires dans la souffrance et dans l’Espérance

 

9ème station : Jésus tombe une 3ème fois

Jésus a fait l’expérience de ce que c’est que d’être un homme, il est allé à terre

Il est allé à cette terre que nous sommes

Les sculptures deviennent saillantes, cassantes.. 

 

10ème station : Jésus est dépouillé de ses vêtements

Pour aller dans les chambres à gaz, il fallait être nus !

Cette nudité là, ce n’est pas la nudité du Paradis, c’est celle de la honte

Jésus fait l’expérience de la honte

 

11ème station : Jésus est cloué sur la Croix

La souffrance rapproche plus l’homme du désespoir que de Dieu

Jésus comme beaucoup d’hommes accepte l’inacceptable.

 

12ème station Jésus meurt sur la  Croix

C’est par la mort, qu’il a vaincu la mort

Ce n’est pas par un miracle

La mort de Jésus ne nous empêche pas de mourir

Et, ne nous empêche pas de pécher

Personne ne meurt à la place d’un autre

La mort est la solitude absolue

La mort de Jésus, nous délivre de la fatalité du mal,

Car lui, est passage

Les bras du Christ est en dessous et portent les bras des brigands. Leurs corps sont creusés, l’un confiant regarde le Christ, l’autre détourne son visage, le verre est brisé ! le rocher est fendu comme pour la résurrection des morts.

13ème station : Jésus est détaché de la Croix

La mort a rendu la Croix inutile

Elle vient de détacher Jésus de son histoire pour lui permettre de pénétrer l’histoire de tous les hommes

Nous sommes Chrétiens, non parce qu’il est mort, mais parce qu’il est vivant.

Marie est assise comme dans la crèche, elle met au monde un homme nouveau.

Joseph d’Arimathie laisse tomber une main comme un geste de fatalité devant la mort.

14ème station : Jésus est déposé au tombeau

Il est enfermé dans le silence, dans mon silence

Jésus, la parole de Dieu vivante, se fait silence de Dieu

Jésus se fait terre obscure avant d’apparaître dans la lumière de Pâques

Sa non présence, déjà suggère la Résurrection. Sa silhouette est signe qu’il est bien vivant avec un corps transfiguré sans être un fantôme.

 

En haut sur la plateau :

¯      La Croix Glorieuse érigée en l’an 2000 : Cette croix remplace la croix plantée sur cette hauteur en 1954 qui avait souffert des aléas du temps. Le lieu de la Résurrection qui ouvre l’horizon sur le monde. Un monde nouveau nous est offert.

¯      La station de la résurrection : Elle  représente  la résurrection de l’humanité entière à travers des visages de tous les continents. Dans les miroirs, chacun verra son visage promis à la Résurrection.